Mimetix
ROLE
RÉALISATEUR
CHEF OPÉRATEUR
GENRE
SCI-FI
ANNÉE
2026
DURÉE
4′
Tom, un jeune homme en quête d’identité, rêve d’une vie où il incarnerait ses idoles : la force surhumaine de San Goku, le charisme électrique de Jim Morrison, ou la gloire absolue de Ronaldo. Dans un monde où la technologie efface les limites du réel, il va pouvoir toucher du doigt cette métamorphose grâce à Mimetix, une puce futuriste qui promet de redéfinir l’humain.
Mais à quel prix ?
Un court-métrage dystopique et expérimental
Réalisé pour le Festival de Courges-métrages à Neuchâtel, Mimetix est bien plus qu’un simple film : c’est l’aboutissement d’une envie de longue date de plonger dans l’univers du cinéma futuriste et dystopique. Avec ce projet, j’ai voulu explorer une question universelle : jusqu’où irions-nous pour ressembler à nos héros ?
Ce qui rend Mimetix unique, c’est son mélange d’ambition narrative et de contraintes créatives :
- Un budget minimal, mais une vision maximale : Comment créer un univers crédible et immersif avec peu de moyens ?
- L’expérimentation des IA : J’ai utilisé des outils comme Runway pour repousser les limites de ce qui est possible aujourd’hui en post-production. Génération d’images, effets spéciaux, incrustations… Ces technologies m’ont permis de donner l’illusion d’un blockbuster, malgré des ressources limitées.
- Un défi technique et artistique : Travailler avec l’IA, c’est aussi composer avec ses imperfections. Certaines scènes ont demandé des heures de tests pour obtenir un rendu convaincant, mais c’est précisément cette tension entre le rêve et la réalité qui renforce l’aspect dystopique du film.
Mimetix est une réflexion sur l’identité à l’ère du numérique, mais aussi un hommage aux rêves de grandeur qui nous animent tous. En tant que réalisateur et chef opérateur, j’ai voulu :
- Créer une esthétique visuelle forte : Un mélange de néons cyberpunk, de plans serrés sur les émotions de Tom, et d’effets spéciaux qui brouillent la frontière entre humain et machine.
- Jouer avec les attentes du spectateur : En utilisant des symboles pop culture (Goku, Morrison, Ronaldo), le film parle à tout le monde, tout en interrogeant notre rapport aux idoles.
- Pousser les limites de l’indépendant : Mimetix prouve qu’avec de la passion, de l’ingéniosité et les bons outils, on peut rivaliser avec des productions bien plus ambitieuses.
Ce que ce projet a changé pour moi
Mimetix a été une école de la débrouille et de l’audace. J’en ressors avec :
- Une meilleure maîtrise des outils IA et de leurs possibilités narratives.
- La confirmation que le cinéma futuriste n’est pas réservé aux gros budgets – il suffit d’une bonne idée et d’une équipe motivée.
- L’envie d’aller plus loin : et si la suite était un long-métrage ? Ou une série explorant d’autres facettes de ce monde dystopique ?
